Fabrication d'une cigarette
La cigarette est le principal débouché du
tabac brut. Elle représente 90% des utilisations mondiales. Et
pourtant elle ne fut que récemment inventée, vers 1850,
et ne devint « produit de consommation courante » qu’au
XXe siècle.
Définie comme une « petit boudin de tabac haché entouré
d’une feuille de papier fin », la cigarette n’en suit
pourtant pas moins un processus de fabrication très complexe. A
leur arrivée à l’usine de transformation, les feuilles
de tabac sont humidifiées à la vapeur, battues et hachées
en fines lamelles pour constituer le scaferlati. Puis, selon le goût
souhaité, les différents crus sont harmonieusement dosés,
réhumidifiés et aspergés d’agents bonificateurs
(sauçage). La composition est à nouveau hachée en
fines lamelles, séchée avant l’étape d’aromatisation
(ou flavorisation) qui consiste en l’ajout d’additifs et autres
agents de saveurs toujours selon le goût que l’on souhaite
donné à la cigarette.
Le scaferlati prêt, il est déposé sur un fin papier
que l’on encolle et auquel on ajoute le filtre. Enfin, la dernière
étape est le conditionnement en paquets puis en cartouches.
